Opération Portugal : une comédie touchante qui rit AVEC les portugais !


Opération Portugal : une comédie touchante qui rit AVEC les portugais !

Opération Portugal est une comédie qui raconte l’infiltration d’un policier, un peu benêt, d’origine maghrébine, dans une entreprise familiale de travaux publics, d’origine portugaise ! C’est le premier long métrage de Franck Cimière, réalisateur, et D’jal, humoriste et acteur. Pour l’avant-première du film à Lyon, ce vendredi 12 juin, CAPSAO vous livre les interviews exclusives de Franck Cimière et D’jal. 

Opération Portugal est une comédie, une comédie touchante, drôle et surtout bienveillante ! L’idée a germé dans la tête de D’jal, l’humoriste français qui a le don d’imiter plusieurs communautés étrangères qui vivent en France. Un de ces personnages de spectacle est José Goncalves, un portugais, à l’accent prononcé, qui tente de se faire comprendre dans un français approximatif, ce qui le met dans des situations très drôles ! La communauté portugaise de France et des pays francophones tombent sous le charme de l’humoriste et de son personnage. Alors D’jal pense à faire un film en s’inspirant de son personnage : Opération Portugal !

Comment avez-vous eu l’idée de ce film ? 

Franck C : C’est d’abord l’idée de D’jal, que j’ai rencontré au Djamel Comedy Club alors que j’étais le directeur artistique de la troupe. Entre nous ça a tout de suite matché humainement et je suis devenue son metteur en scène. D’jal avait son personnage portugais et comme je suis en couple avec une portugaise, je me suis vite rendue compte que les personnages qu’il imitait, je les connaissais… c’était mon beau-père !  Donc D’jal a eu une idée de ce flic, infiltré dans une famille portugaise ! On l’écrit ? On l’écrit pas ? On l’écrit ! Et il m’a proposé de le réaliser !

Quel est votre lien avec les portugais ? 

D’jal : J’ai un lien avec les portugais depuis l’enfance ! J’ai grandi avec une communauté portugaise, dans un immeuble, dans le 94, vers Champigny-sur-Marne. La deuxième capitale du Portugal. On a tissé beaucoup de liens. Tout comme mes parents, les portugais que j’ai côtoyés venaient d’un milieu ouvrier, de l’immigration, on partage les mêmes valeurs, on s’est pris d’affections les uns et les autres. J’ai baigné dans l’accordéon, les fêtes et même les drames… Ça ne m’a jamais quitté !

Quel est votre lien avec le Portugal ? 

Franck C. : Je suis mariée à une portugaise, j’ai un enfant à moitié portugais, j’ai une fille qui vit à Lisbonne, j’ai investi dans une maison au Portugal et je vis entre la France et le Portugal. C’est un pays et un peuple que j’ai adopté, mais qui m’a adopté en retour ! Je vais même faire ma demande de naturalisation ! 

D’jal : J’y vais souvent,  Porto, Lisbonne, le nord dans la région du Douro. J’adore le pays, la mentalité portugaise même si elle est différente suivant les régions. Je retrouve le côté authentique comme un peu au Maroc. Ça me réconforte dans mon âme et dans ma vie !

Est-ce un film communautaire ?

D’jal : C’est un film pluriel. Un film créé par une bande de copains où il faut que tout le monde existe. C’est un film sur la diversité et sur un flic qui est à côté de la plaque, car il porte un costume trop grand pour lui mais qu’il va quand même réussir à porter ! C’est aussi un film intergénérationnel. Mon plus grand bonheur, c’est quand j’entends les gens rire. Il y en a pour tous.

Franck C. :  Le film c’est pas du tout un film sur les clichés, au contraire !!! Le personnage principal avait des clichés sur les portugais mais il découvre qu’en fait il se trompait complètement. C’est vraiment un film de pote, avec peu d’argent et la communauté portugaise de France y a beaucoup contribué. Par exemple, José Nabais, est en fait un ami entrepreneur qui nous a prêté le chantier pour filmer et qui joue finalement dans le film ! On est tous très fier de ce film !

Pas un film « cliché » ? 

Franck C. : Pas du tout, ce n’est pas un film moqueur. Les personnages ont plein de valeurs humaines. C’est plutôt un film bienveillant. On voulait mettre en avant ces gens qui travaillent beaucoup, qui sont courageux et humbles !

D’jal : Je connais la réalité de la dureté de la vie des portugais qui ont immigrés en France. Le film ne parle pas de ça, de clichés, c’est juste l’histoire d’un maghrébin qui rentre dans la communauté portugaise. Et dans les salles de cinéma, il y a aussi les maghrébins et les portugais qui rigolent ! Le film relève des valeurs de famille, d’unicité, d’universalité… C’est un film pour rire ENSEMBLE et pas pour rire des autres !

C’est le premier rôle principal de D’jal, veux-tu renouveler l’expérience ? 

D’jal : Oui, je veux renouveler l’expérience. On m’a proposé d’autres films mais je veux d’abord me concentrer sur la sortie d’Opération Portugal. La situation n'est pas optimale. J’ai perdu mon papa et je suis dans une phase de reconstruction. Pour le moment, on a besoin de se retrouver, on nous a retiré nos libertés, nos loisirs, l’accès à la culture, la possibilité de se retrouver et la socialisation… J’espère que le film va redonner du baume au cœur. Ce sera notre plus grand bonheur. 

Opération Portugal, peut- on s'attendre à une suite ? 

D’jal : Oui, il y aura une suite ! Mais pour le moment, je veux que le premier vive, et puis en septembre, je reprends la tournée de mon spectacle « A cœur ouvert ». 

Opération Portugal sort en avant-première à Lyon ce samedi 12 juin : à l'UGC Ciné Cité Internationale à 14h15, au Pathé Carré de Soie à 16h15 et au CGR Brignais à 18h15 !

Sortie officielle dans toute la France : à partir du 23 juin !

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Pour écouter l'interview de D'jal dans Le Réveil CAPSAO, c'est par ici :