Interview exclusive avec l'archer chilien Andrés Aguilar : en lice pour les JO de Tokyo 2021 ! 

Interview exclusive avec l'archer chilien Andrés Aguilar : en lice pour les JO de Tokyo 2021 ! 

Pour clôturer la semaine de l’Amérique Latine et des Caraïbes en beauté, radio CAPSAO vous propose de revenir sur une interview exclusive de l’athlète chilien Andrés Aguilar : cet étudiant en psychologie qui représente la sélection du tir à l’arc chilienne pour les Jeux Olympiques de Tokyo cette année !

Peux-tu te présenter ?

Andrés : Je m’appelle Andrés Aguilar, j’ai 24 ans et je fais partie de la sélection nationale de tir à l’arc chilienne depuis l'âge de 9 ans. Cette année, je suis très heureux de participer pour la première fois aux JO !

Pourquoi as-tu choisi cette discipline ? Peux-tu nous raconter ton parcours ? 

Andrés : Tout a commencé à l’âge de 8 ans. C’était à l’occasion “del Dia del niño” - ou Journée de l’enfance en français : mon père m’a offert un cours de tir à l’arc. Ce jour-là, je n’ai pas aimé, j’étais trop petit face aux autres enfants. Mais je suis resté motivé, car à cette époque, mon père et mon frère faisaient déjà du tir à l’arc en compétition nationale. Ce qui me motivait par-dessus tout, c'était de me joindre à eux, pour pouvoir voyager et ramener des médailles avec eux ! Alors, je me suis lancé : mon père est devenu mon entraîneur et j’ai commencé à m'entraîner tous les jours entre 6 à 8 heures. En 2015, à l’âge de 15 ans, je suis devenu le champion de tir à l'arc le plus jeune de l’histoire du Chili en battant mon grand-frère ! 

Qu’attends-tu de ta participation aux JO ?

Andrés : J’essaie de ne pas avoir d’attentes particulières, mais plutôt des objectifs. Les objectifs, c’est là où je veux arriver. Alors qu'avoir des attentes, c’est une attitude plus passive. Donc j’essaie d’être dans la première dynamique. Les JO, pour moi, c’est quelque chose de nouveau, car je sais que je vais me confronter aux meilleurs. Pour préparer les JO, je m'entraîne comme d’habitude car, peu importe la compétition, je m'entraîne toujours pour gagner.

Vis-tu de ta passion ?

Andrés : Au Chili, seules les compétitions internationales sont rémunérées. Donc bien que faisant partie de la sélection nationale, cela ne me garantit pas de revenu. En parallèle, je suis étudiant en psychologie. D’ailleurs, le confinement a été positif pour moi. Car j’ai pu économiser les 3h de trajets journaliers pour m’entrainer.

Comment te sens-tu à l’approche des Jeux ?

Andrés : Je suis curieux. J’ai hâte d’y être et de tirer mes flèches. J’ai hâte de vivre cette compétition et ai envie de vivre cet évènement international. Malgré le contexte sanitaire, je suis heureux d’y participer !

Et  vous les amis, vous êtes prêts pour suivre les Jeux Olympiques de Tokyo 2021 dès le 23 juillet et jusqu’au 8 août ?!