Le musée du Prado et la WWF détournent des oeuvres d'art pour dénoncer le réchauffement climatique

En pleine COP 25 (Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques) - qui se déroule en ce moment à Madrid -, l'association WWF s'est associée au prestigieux musée madrilène du Prado pour effectuer une opération coup de poing qui, par le biais du détournement de 4 chefs-d'oeuvre de la peinture espagnole et flamande, dénonce les effets du réchauffement climatique.

Ces 4 oeuvres retouchées (Le Parasol de Goya, Enfants à la plage de Sorolla, Philippe IV à cheval de Vélasquez ou La traversée du monde souterrain de Patinier, voir plus haut), si elles reprennent scrupuleusement l'esthétique et la situation des oeuvres originales, mettent en scène les conséquences directes du réchauffement climatique (montée des eaux, réfugiés climatiques, assèchement des cours d'eau, etc.).

Ainsi, pour La traversée du monde souterrain que vous pouvez voir plus haut, alors que dans l'original, Charon, le passeur des âmes, traverse le Styx, il se retrouve dans la version retouchée au beau milieu d'un Styx desséché... donc dans l'impossibilité de faire traverser les défunts vers les rives du royaume des morts !

Une manière originale et forte pour le Musée du Prado et la WWF de tirer la sonnette d'alarme, tout en se servant de l'imagerie patrimoniale et culturelle mondiale pour montrer l'impact que le réchauffement climatique peut avoir à l'avenir sur le monde tel que nous nous le représentons.

Un bon moyen aussi de marquer les esprits des participants à cette COP 25 pour "plus d'engagement et plus d'ambition pour que le réchauffement de la température n'excède pas une augmentation de 1,5°C".

Source : Pepsnews / Creapills