Tout quitter pour ouvrir un bar de plage au Panama ! 


Tout quitter pour ouvrir un bar de plage au Panama ! 

Du sable fin, des bambous et des palmiers en guise d’abri ; un bar, des fauteuils, des transats, de la musique et une vue sur la mer des Caraïbes ! Bienvenue dans le nouveau lieu de vie et de travail de Charles Matthieu-Dessay. Capsao l'interviewe. 

C’est la fête nationale du Panama. Au lieu de tomber dans les sempiternels articles sur l’histoire du pays ou pire encore sur les scandales financiers de ce pays, CAPSAO vous propose de rencontrer Charles, toulousain, qui a tout quitté en Europe pour aller vivre le rêve d’ouvrir un bar de plage au Panama !

Qui a déjà rêvé d’ouvrir une paillote sur la plage et de servir des cocktails toute la journée en écoutant de la musique ?! Charles l'a rêvé et l'a fait. « Je me suis toujours dit qu’un jour j’ouvrirai un bar sur la plage. J’ai failli en ouvrir un en Colombie, il y a quelques années… ». 

Toulousain d’origine, journaliste de presse écrite, il voyage beaucoup en Amérique Latine avant de se poser quelques années à Lisbonne, au Portugal. Là bas, il y monte un magazine, Le Lisboète Mag, entre deux piges pour des journaux français. Puis l’année dernière, juste avant le covid, il s’envole pour le Canada retrouver sa dulcinée. La pandémie gèle leurs plans d’immigration. Charles revient alors en Europe. Entre un retour en France ou rester à Lisbonne, son coeur balance. Période de questionnement, il décide finalement d’aller rendre visite à sa sœur, qui travaille dans une conciergerie de luxe au Panama. 

C'est de cette manière que mi juillet, Charles atterrit sur l’archipel de Bocas del toro, sur la "Isla Colón". Sa sœur lui présente alors du monde. Et une rencontre bouleverse le cours de son voyage : celle avec un propriétaire de bar de plage qui voudrait se débarrasser de sa paillote. « C’était le genre d'opportunités que tu ne peux pas refuser. Une opportunité qui, quand on te la propose, tu te dis que ça n’arrive qu’une fois dans ta vie ! ». Le temps d’un aller/retour express en France, histoire de régler quelques détails, et ni une ni deux, Charles s’installe au Panama en septembre.

« Là c’est l’entrée, ici on termine le bar, là il y aura la cuisine et un cagibi… et là c’est la plage, je vais sortir les transats cet après-midi », décrit-il dans une vidéo envoyée aux amis. 

« J’ai été conquis par l’endroit. Le bar en soi, c’est une paillote ! Mais la plage est magnifique. C’est un endroit de nidification des tortues marines. Interdiction d’occuper l’espace la nuit, ni de construire quoi que ce soit. C’est une zone protégée. C’est un lieu unique, la nature y est vierge, sauvage ». 

Le Bom Bom Beach Bar, selon le nom qui lui a été donné, a ouvert ses portes le dernier week-end du mois d’octobre ! Des paresseux squattent le côté du bar, des serpents de 6 mètres ondulent aux abords, des singes hurleurs jamme avec la musique qui sort des enceintes, et les toucans s'assortissent au bar coloré. 

Un moment de retour à soi :

S’il est vrai que c’est une opportunité de réaliser un de ses rêves, c’est également l’occasion pour Charles de faire le point sur sa vie pendant 2/3 ans. « Je suis journaliste depuis 10 ans. J’aimerais repenser le boulot de journaliste tel que je veux le faire. Parfois, tu te dis "j’aime pas trop ce que je fais, est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux que je fasse frire des chipirones (des petits calamars) plutôt ?" ».

Le temps d’une pause, Charles va prendre le temps de comprendre ce qu'il est utile de faire pour lui, de se recentrer, les pieds dans le sable. 

Apprendre une autre culture. « C’est un pays ultra libéral. L’argent circule à une vitesse. Ici tout est possible. Tout se monnaie, ou en tout cas, s’échange. J’ai l’impression de vivre comme un pirate ». Les villages sont très ethnicisés, les cultures, les langues sont différentes dans un seul et même village. « Le folklore national est bien présent, même si à Panama City, c’est une ville de gratte-ciels où il n’y a que des banques internationales. Un entre-deux à l'intersection entre Miami et Dubaï ». 

Tips locaux de Charles : 

En seulement 2 mois, Charles a pu apprécier le style de musique le típico de Sandra Sandoval, tout en dégustant des « mets afro-antillais à base de beaucoup de fruits de mer, comme des soupes de crabes, langoustines voire même des pieds de porc marinés, super épicés, que j’adore ».

Et vous, avez- vous déjà rêvé d’ouvrir une paillote sur la plage ?